Aleph Networks, le Google du dark Web qui veut rester français

Approchée par des investisseurs anglo-saxons et russes, la start-up qui a pour clients les ministères des Armées, de l’Intérieur et des Finances veut lever plusieurs millions d’euros.

A Villefranche-sur-Saône, rue de l’Alma, l’adresse de la start-up logée au milieu des petits immeubles de crépis renvoie à un espace de co-working dans un centre d’affaires. Sur le site Internet de la jeune pousse, on évite aussi de publier les noms des fondateurs.

Aleph Networks, le Google du deep et du dark Web (les replis secrets de la Toile, son marché noir), se veut discret. Ses troupes se disent capables d’analyser et d’indexer un milliard de données là où ses concurrents en traiteraient au mieux une dizaine de millions. Cette faculté a permis d’attirer les pouvoirs régaliens : Aleph Networks tire 90 % de ses revenus de l’Etat, des ministères des Armées, des Finances et de l’Intérieur.

Même les Russes…

Tous ces organes veulent pouvoir détecter les fuites d’informations sensibles, dénicher les contrefaçons, tracer leurs canaux de circulation et maîtriser « tous les outils de la guerre économique ».

Comme ses pairs, Aleph Networks, qui avait été créé en 2012, est courtisé par des investisseurs étrangers, américains et britanniques. « A Vivatech, nous avons même été sondés par des Russes ! » s’amuse Céline Haeri, la COO de la start-up.

Pour l’heure, la jeune pousse n’a vécu que sur autofinancement et le programme des start-up innovantes de l’armée (Sia Lab, DGA Lab, intelligence campus puis AID). Aleph Network s’apprête maintenant à trouver quelques millions de capitaux privés − « des fonds français, c’est notre ligne de conduite », indique Céline Haeri.

Plus facile à dire qu’à faire. « Les grands fonds français chassent en masse selon des canons bien précis. Si vous rentrez dans le moule, ils ne sont pas regardants sur ce que vous développez. Mais en réalité, l’innovation leur fait peur et si vous vous autofinancez, cela est perçu de façon négative car cela a un impact sur les chiffres au bilan »,poursuit-elle.

Le frein, se lancer aux Etats-Unis

Autre frein rédhibitoire : l’équipe a clairement en tête de rester indépendante et installée en France. « Les grands fonds généralistes veulent la plupart du temps imposer d’ouvrir un bureau aux Etats Unis ou de déménager », ajoute-t-elle.

Les fonds des industriels pour l’heure ne sont pas non plus la panacée. « Il leur faut une taille minimale », déplore celle qui affiche des comptes dans le vert.

« Si ce n’est pas concluant avec les gros industriels, nous trouverons très bien un autre moyen d’accélérer avec des investisseurs davantage à l’écoute de notre singularité », espère Céline Haeri.

Source : Les Echos

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